Sommaire
ToggleStephen Hawking est né le 8 janvier 1942 à Oxford (Royaume-Uni) et mort le 14 mars 2018 à Cambridge, à 76 ans. Physicien théoricien et cosmologue, il a montré que les trous noirs émettent un rayonnement, et il a fait connaître la cosmologie au grand public avec Une brève histoire du temps. Atteint d’une maladie neurodégénérative dès l’âge de 21 ans, il a poursuivi ses recherches pendant plus de cinquante ans.
Enfance et jeunesse de Stephen Hawking
Stephen Hawking naît à Oxford dans une famille d’universitaires. Son père, Frank, est chercheur en médecine tropicale, sa mère, Isobel, est issue d’une famille de médecins écossais. Il a deux sœurs et un frère adoptif. La famille s’installe à St Albans en 1950, lorsque son père prend la tête d’un service de parasitologie dans un institut de recherche médicale.
Enfant, puis adolescent à St Albans School, Stephen n’est pas un élève brillant : ses résultats sont modestes et ses camarades lui donnent le surnom d’« Einstein ». Il se passionne pourtant pour les sciences et les mathématiques. Il obtient en 1962 un diplôme de physique à University College (Oxford), où son père avait lui-même étudié, avec les meilleures mentions.
Études, maladie et vie familiale
En 1962, Hawking entre à Trinity Hall (Cambridge) pour se spécialiser en relativité générale et en cosmologie, sous la direction de Dennis Sciama. En 1963, à 21 ans, on lui diagnostique la sclérose latérale amyotrophique (SLA, ou maladie du motoneurone), une maladie dégénérative incurable. Les médecins lui laissent alors deux ans à vivre environ, mais la maladie évolue lentement.
Il épouse Jane Wilde en 1965 et soutient sa thèse en 1966. Le couple a trois enfants : Robert, Lucy et Timothy. Après un divorce en 1995, il épouse l’infirmière Elaine Mason, union qui prend fin en 2006. Après une pneumonie en 1985, une trachéotomie lui ôte la parole : il communique ensuite grâce à un synthétiseur vocal piloté par ordinateur, dans un fauteuil roulant.
Carrière et découvertes scientifiques
Hawking travaille sur la gravitation et les trous noirs, notamment avec Roger Penrose. En 1974, il établit que les trous noirs ne sont pas totalement noirs : ils émettent un rayonnement thermique, désormais appelé rayonnement de Hawking. Il occupe la chaire lucasienne de mathématiques à Cambridge de 1979 à 2009, chaire autrefois détenue par Isaac Newton. Ses cendres reposent à Westminster Abbey depuis juin 2018, entre celles de Newton et de Darwin.
Les livres de Stephen Hawking
Pour lire Hawking, le plus simple est de commencer par ses ouvrages de vulgarisation, écrits sans formules complexes.
Une brève histoire du temps (1988)
Ce best-seller mondial explique le Big Bang, les trous noirs et les lois de l’Univers à un lecteur non spécialiste. Il est resté 237 semaines dans la liste des meilleures ventes du Sunday Times et s’est vendu à environ 9 millions d’exemplaires en 2009. L’édition française est parue chez Flammarion en 1989, dans une traduction d’Isabelle Naddeo-Souriau. C’est le meilleur point d’entrée, et la requête « une brève histoire du temps livre » revient souvent pour cette raison.
Trous noirs et bébés univers
Ce recueil de textes et de conférences revient sur les trous noirs, le rayonnement de Hawking et l’idée d’univers naissant à partir de trous noirs. Il convient à un lecteur qui a déjà lu Une brève histoire du temps.
L’Univers dans une coquille de noix (2001)
Suite plus illustrée du premier livre, il aborde la théorie des cordes, la mécanique quantique et la structure de l’espace-temps. Ses nombreux schémas aident à suivre des idées difficiles. Hawking a aussi publié Une histoire encore plus brève du temps (2005, avec Leonard Mlodinow), version condensée de son best-seller.
Autres ouvrages
La Nature de l’espace et du temps rassemble un débat entre Hawking et Roger Penrose sur la relativité et la mécanique quantique : il s’adresse à des lecteurs déjà à l’aise avec la physique. Hawking a aussi présenté des anthologies de textes de grands scientifiques, comme Sur les épaules des géants et Et Dieu créa les nombres.
Stephen Hawking pour les enfants : la série Georges
Avec sa fille Lucy, Stephen Hawking a écrit des romans pour enfants, dont Georges et les Secrets de l’univers (2007), publié en français chez Pocket Jeunesse. Le physicien Christophe Galfard a collaboré au seul premier tome. Cinq tomes sont parus en français entre 2007 et 2016 ; ils mêlent une histoire d’aventure et des explications scientifiques fiables sur le système solaire, le Big Bang ou les trous noirs. C’est la bonne porte d’entrée pour un élève de primaire ou de début de collège.
Engagements publics
Hawking a aussi pris des positions publiques. En mai 2013, il a renoncé à participer à une conférence présidentielle organisée à Jérusalem en juin, en invoquant son soutien au boycott universitaire d’Israël, décision qui a suscité de vives réactions.
Questions fréquentes
Quand et où est né Stephen Hawking ?
Il est né le 8 janvier 1942 à Oxford, en Angleterre. Il est mort le 14 mars 2018 à Cambridge.
Comment était Stephen Hawking enfant ?
Élève moyen à St Albans School, il était surnommé « Einstein » par ses camarades et s’intéressait déjà beaucoup aux sciences et aux mathématiques. Il a ensuite étudié la physique à Oxford.
Quel livre de Stephen Hawking lire en premier ?
Une brève histoire du temps reste le meilleur choix pour un adulte ou un lycéen. Pour les plus jeunes, la série Georges et les Secrets de l’univers, écrite avec sa fille Lucy, est plus accessible.
De quelle maladie souffrait Stephen Hawking ?
Il souffrait de sclérose latérale amyotrophique, diagnostiquée en 1963, à 21 ans. Il communiquait avec un synthétiseur vocal.
