De 400 à 1 400 repas par jour : la cuisine d’un collège vendéen va aussi nourrir les écoles de trois communes voisines

Chariots inox de livraison de repas alignés près d'une porte de service dans une cuisine de collège

Votre enfant mange à la cantine d’une école ou d’un collège de Vendée ? Dès la rentrée 2027-2028, la cuisine du collège Edmond-Bocquier, à Talmont-Saint-Hilaire, passera d’environ 400 à jusqu’à 1 400 repas par jour. Elle fournira aussi les écoles de communes voisines. Voici ce que cela change.

En bref

  • À partir de la rentrée 2027-2028, la cuisine du collège produira aussi les repas d’écoles de communes voisines.
  • La production passe d’environ 400 repas par jour aujourd’hui à jusqu’à 1 400, soit près de 180 000 repas par an.
  • Les repas sont livrés vers 11 h, servis sans réchauffage, avec une chaîne du froid maintenue à 3 °C.

Le chiffre clé : 1 400, repas par jour que la cuisine du collège pourra produire à terme.

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La cuisine du collège sert 400 repas aujourd’hui et pourra en produire 1 400

Le collège Edmond-Bocquier a été inauguré en septembre 2025. Sa cuisine prépare aujourd’hui environ 400 repas par jour. À terme, elle pourra en fabriquer jusqu’à 1 400 quotidiens, soit près de 180 000 repas par an.

Le changement de dimension est prévu à partir de la rentrée 2027-2028. Le site deviendrait ainsi l’un des principaux outils de restauration collective du littoral vendéen.

Rien n’a été improvisé. Dès la conception du collège, 220 m² supplémentaires ont été prévus pour la cuisine. L’extension était donc anticipée avant l’arrivée des premiers élèves.

Talmont-Saint-Hilaire, Saint-Hilaire-la-Forêt, Longeville-sur-Mer et Poiroux sont concernées

Entre 600 et 635 repas par jour iront aux écoles de Talmont-Saint-Hilaire. Trois communes voisines complètent la liste : Saint-Hilaire-la-Forêt, Longeville-sur-Mer et Poiroux.

Destinataire Repas par jour
Écoles de Talmont-Saint-Hilaire 600 à 635
Saint-Hilaire-la-Forêt environ 40
Longeville-sur-Mer 125
Poiroux 95

Attention : le Département précise que « la liste définitive des établissements concernés reste toutefois en cours de définition ». Si vous habitez l’une de ces communes, les chiffres peuvent encore bouger.

Pour Christian Bâty, maire de Saint-Hilaire-la-Forêt, la solution a un avantage net : « Ça nous a enlevé une grosse épine du pied ».

Les repas sont cuisinés dès 6 h et livrés vers 11 h, sans réchauffage

La journée commence tôt. Les cuisiniers démarrent à 6 h du matin, pour que tout soit prêt à 10 h et puisse partir. Les plats sont emballés dans des bacs étanches à joints, conçus pour éviter les fuites, notamment avec les potages.

Pour le trajet, les repas sont rangés dans des armoires chaudes ou réfrigérées montées sur roulettes, puis chargées dans les camions. La règle tient en une phrase : « Ce qui est chaud sera chaud, ce qui est froid sera froid. »

Les livraisons arrivent vers 11 h. Le personnel sur place installe et sert les plats immédiatement, sans réchauffage préalable. Certaines préparations, comme les frites, peuvent être faites sur place si la cuisine d’arrivée possède une friteuse.

La chaîne du froid est surveillée de près : 3 °C, avec une tolérance à 5, afin d’éviter le développement des bactéries. Ces précautions sont renforcées parce que les repas sont destinés à de jeunes enfants, dès 3 ans, plus fragiles.

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Les exigences vendéennes sur les produits locaux doivent rester la règle

Le Département et la Ville veulent mutualiser leurs moyens sans rogner sur la qualité. Au programme : produits français, approvisionnement local, fait maison et lutte contre le gaspillage alimentaire.

Depuis 2019, le Département impose 50 % de produits locaux, venus de Vendée ou des départements limitrophes, et 100 % de produits français dans les collèges publics. Sur l’année scolaire 2025-2026, 58 % des produits proposés aux collégiens vendéens étaient labellisés, dont 30 % de bio.

L’objectif affiché est de conserver ces exigences pour les repas livrés aux écoles. Reste à voir comment elles s’appliqueront concrètement dans chaque commune desservie.

La principale s’inquiète pour son personnel, car 97 % des élèves déjeunent au collège

Le projet n’est pas sans réserve. Esther Quiriconi, principale du collège, se dit satisfaite, mais elle pose une limite très concrète.

« Ma seule inquiétude, c’est pour le personnel. Nous avons 97 % des élèves qui sont en demi-pension. C’est énorme ! Donc il va falloir gérer de notre côté. »

Esther Quiriconi, principale du collège Edmond-Bocquier

L’équipe de restauration du collège est composée d’agents du Département. Des agents de la Ville de Talmont-Saint-Hilaire viendront la compléter pour préparer les repas et assurer leur service dans les écoles.

Pour les familles du collège, l’enjeu est donc de garder un service de qualité pendant que la cuisine change d’échelle.

Vos questions

Quand la cuisine du collège fournira-t-elle les écoles voisines ?

À partir de la rentrée 2027-2028, la cuisine centrale produira les repas du collège et ceux de plusieurs communes voisines. Aujourd’hui, elle prépare environ 400 repas par jour. Le Département précise que la liste définitive des établissements reste en cours de définition.

Les plats seront-ils réchauffés à l’arrivée dans les écoles ?

Non. Livrés vers 11 h, les repas sont servis immédiatement, sans réchauffage préalable. Ils voyagent dans des armoires chaudes ou réfrigérées, avec un froid maintenu à 3 °C et une tolérance à 5.

La qualité des produits va-t-elle changer pour les enfants ?

L’objectif affiché est de conserver les exigences des collèges vendéens. Depuis 2019, le Département impose 50 % de produits locaux et 100 % de produits français. En 2025-2026, 58 % des produits proposés aux collégiens étaient labellisés, dont 30 % de bio.

Sources : Actu.fr.

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