30 millions d’euros de dégâts dans les lycées : les régions paient la facture, et elle peut encore grimper mardi

Portail de lycée tordu et vitre brisée à l'entrée d'un établissement, un agent adulte de dos prend des mesures

Portails arrachés, vitres brisées, incendies : depuis la mi-septembre, les blocages de lycées ont déjà coûté 30 millions d’euros selon les estimations. Ce sont les régions, qui gèrent et entretiennent les établissements, qui doivent payer. Et un nouvel appel à manifester le mardi 13 octobre pourrait alourdir encore la note.

En bref

  • Les dégradations liées aux blocages sont estimées à 30 millions d’euros en France depuis la mi-septembre.
  • Les régions, qui gèrent et entretiennent les lycées, supportent la facture : 7 millions en Île-de-France, 6 en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • Un nouvel appel à manifester est lancé pour le mardi 13 octobre, et l’addition pourrait encore grimper.

Le chiffre clé : 30 millions d’euros, dégâts estimés dans les lycées de France depuis la mi-septembre.

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30 millions d’euros de dégâts depuis la mi-septembre

Des portails arrachés, des vitres brisées, des incendies. Depuis le début de la mobilisation lycéenne, à la mi-septembre, les blocages laissent des traces dans les établissements comme à leurs abords. Le préjudice national est déjà estimé à 30 millions d’euros.

Ce montant est une estimation, pas un bilan définitif. Rien n’indique qu’il soit figé : il pourrait même exploser la semaine prochaine, selon les dernières informations disponibles. Les dégradations se sont multipliées au fil des semaines, et chaque région chiffre ses propres dégâts.

Pour les parents, la question est très concrète. Quand il faut remplacer des vitres, réparer des portails ou traiter les suites d’un incendie, c’est de l’argent public qui est mobilisé. Reste à savoir qui en supporte le poids, et jusqu’où la note peut monter.

Les régions, chargées des lycées, reçoivent la facture

Le partage des rôles est clair : les régions sont chargées de la gestion et de l’entretien des lycées. C’est donc à elles de supporter le coût des réparations. Pour les collectivités concernées, il s’agit d’une dépense imprévue, qui s’ajoute à l’entretien courant des bâtiments.

Voici les estimations régionales connues à ce stade :

Région Dégâts estimés
Île-de-France 7 millions d’euros
Provence-Alpes-Côte d’Azur 6 millions d’euros
Grand Est 4 millions d’euros
Pays de la Loire 3 millions d’euros
Occitanie 3 millions d’euros
Auvergne-Rhône-Alpes 25 à 30 millions d’euros (estimation du président de région)

Un détail saute aux yeux. Les cinq premières lignes totalisent déjà 23 millions d’euros. Ajoutez la fourchette d’Auvergne-Rhône-Alpes et vous dépassez largement les 30 millions du bilan national. Les estimations ne reposent donc pas toutes sur le même périmètre, et le chiffre national pourrait être revu à la hausse.

Deux présidents de région dénoncent des saccages, avec des chiffres très différents

En Île-de-France, où la mobilisation a été particulièrement vive, la présidente de région, Valérie Pécresse, a réagi sur son compte X, en évoquant 7 millions d’euros déjà perdus :

« Saccages dans les lycées d’Île-de-France : 7 millions d’euros déjà partis en fumée. Quel incommensurable gâchis. Les casseurs brûlent l’avenir de nos lycéens en prétendant défendre l’égalité des chances : c’est injustifiable et irresponsable ! »

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, sur X.

En Auvergne-Rhône-Alpes, le président de la région, Fabrice Pannekoucke, maintient une estimation bien plus élevée, entre 25 et 30 millions d’euros. Un chiffre qui pourrait faire bondir les montants nationaux. Il a insisté sur l’usage de l’argent public, selon CNEWS :

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« Il n’est pas acceptable que les établissements soient cassés. Il n’est pas acceptable que l’effort de la collectivité avec de l’argent public soit ensuite l’objet de casses. C’est proprement inacceptable. »

Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Assurances, familles : rien n’est annoncé à ce stade

Les montants cités sont portés par les régions, présentées comme celles qui doivent supporter la facture. Rien dans les informations disponibles ne précise qu’une partie serait prise en charge par des assurances. Rien n’indique non plus que des familles seraient mises à contribution.

Prudence donc : aucune annonce de ce type n’est connue. Si une décision tombe sur la répartition de la note, elle changerait la donne, et nous y reviendrons. Pour l’instant, la facture relève des régions, donc de l’argent public.

Pour les parents, le message est simple : ne tenez pas pour acquis un remboursement par un tiers, et ne craignez pas non plus une facture individuelle sans annonce officielle. À ce jour, aucune information ne va dans ce sens.

Mardi 13 octobre : la date qui peut alourdir la note

Un nouvel appel à manifester a été lancé pour le mardi 13 octobre. La facture pour les collectivités pourrait encore s’alourdir, et le chiffre national pourrait même exploser la semaine prochaine. Rien ne dit, en revanche, que de nouvelles dégradations se produiront ce jour-là.

Voici ce qu’il faut surveiller dans les prochains jours :

  • les nouvelles estimations publiées par les régions, après le 13 octobre ;
  • le chiffre d’Auvergne-Rhône-Alpes, dont la fourchette haute pèse à elle seule autant que le bilan national actuel ;
  • toute annonce sur la prise en charge des réparations, par des assurances ou par d’autres acteurs.

Si votre enfant est scolarisé dans un lycée touché, rapprochez-vous de l’établissement pour savoir quels travaux sont prévus et quand. C’est la région qui pilote ces réparations.

Vos questions

Qui paie les dégâts causés dans les lycées ?

Les régions, chargées de la gestion et de l’entretien des lycées, doivent supporter la facture. Il s’agit donc d’argent public. À ce stade, aucune information ne mentionne de prise en charge par des assurances ou par des familles.

Combien coûtent les dégâts dans chaque région ?

L’Île-de-France annonce 7 millions d’euros, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur 6 millions, le Grand Est 4 millions, les Pays de la Loire et l’Occitanie 3 millions chacune. Auvergne-Rhône-Alpes avance une fourchette de 25 à 30 millions d’euros.

Pourquoi la facture pourrait-elle encore augmenter ?

Un nouvel appel à manifester a été lancé pour le mardi 13 octobre. Le chiffre national de 30 millions d’euros, déjà estimé depuis la mi-septembre, pourrait donc exploser la semaine prochaine si de nouvelles dégradations survenaient.

Sources : CNews.

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