Marius, 22 ans, étudiant à l’ISAE-SUPAERO, passe sa césure sous l’uniforme : tir, combat et manque de sommeil

Volontaires adultes en tenue de treillis alignés de dos dans une cour de caserne, bâtiments en béton, ciel voilé

Tir, ordre serré, combat et manque de sommeil. À 22 ans, Marius, étudiant à l’ISAE-SUPAERO, consacre sa césure au service national volontaire. Après six semaines de formation militaire, il passera neuf mois près de Toulouse sur des simulations d’aérolargage. Voici ce que ces premières semaines lui ont appris, et ce que l’engagement lui rapporte.

En bref

  • Marius, 22 ans, fait sa césure en service national : six semaines de formation, puis neuf mois à la DGATA.
  • Le volontaire est logé, nourri et rémunéré 800 euros bruts par mois pendant les dix mois de son engagement.
  • Il a suivi quatre semaines à Orange, puis deux à Bordeaux avec 17 autres volontaires, dans une formation d’officier.

Le chiffre clé : 800 euros bruts, rémunération mensuelle du service national volontaire, en plus du logement et des repas.

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Une annonce de simulation aérodynamique a décidé de sa césure

Marius n’avait pas prévu de faire un service national. Il a découvert le dispositif en parcourant les offres de césure présentées par son école. Chez lui, la césure n’est pas obligatoire, mais elle est conseillée pour afficher des expériences professionnelles.

Une annonce l’a arrêté : un poste de simulation numérique d’opérations d’aérolargage à la Direction générale de l’armement Techniques aérospatiales (DGATA), près de Toulouse. Le travail consiste à simuler l’aérodynamique avant les essais en vol, pour valider les équipements largués depuis un avion.

Son projet est net : « Je veux devenir ingénieur de l’armement. » Il a déposé sa candidature, elle a été acceptée. Le format lui plaît aussi parce qu’il n’a pas besoin d’empiler plusieurs expériences pendant son année de césure.

Logé, nourri et payé 800 euros bruts par mois pendant dix mois

Le service national volontaire s’adresse aux jeunes Français de 18 à 25 ans. Pour un étudiant, les conditions comptent. Marius le dit sans détour : « En tant qu’étudiant, ce sont forcément des éléments que l’on prend en compte lorsqu’on s’engage pour dix mois. »

Point Ce que prévoit le contrat de Marius
Public visé Jeunes Français de 18 à 25 ans
Durée de l’engagement Dix mois
Formation militaire Six semaines, avant la mission
Mission Neuf mois à la DGATA, près de Toulouse
Rémunération 800 euros bruts par mois
Logement et repas Pris en charge
Après le service Réserve opérationnelle pendant cinq ans

Il a signé son contrat en juin. Sa famille l’a encouragé, y voyant une vraie forme d’engagement, et se dit fière de son choix.

À Orange, quatre semaines de tir, d’ordre serré et de combat

En septembre, Marius a suivi à Orange une formation du combattant de base. Au programme : du tir, de l’ordre serré, du combat. Les marches et les répétitions de cérémonies rythmaient les journées. Son résumé : on y apprend à devenir militaire.

« Je ne vais pas mentir, c’était fatigant et ça l’est encore aujourd’hui, qu’il s’agisse de l’intensité du sport ou du manque de sommeil. »

Marius, étudiant à l’ISAE-SUPAERO

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Cette fatigue, il la compare à celle de la prépa, où il avait déjà connu le même besoin de rigueur. Son parcours l’explique : bac en 2021 avec mention bien, classe préparatoire au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, une deuxième année refaite pour retenter les concours, puis l’entrée à l’ISAE-SUPAERO en 2024.

À Bordeaux, une formation d’officier avec 17 autres volontaires

Début octobre, Marius a rejoint Bordeaux pour deux semaines supplémentaires. Son niveau d’études lui donne un statut particulier : avec 17 autres volontaires, il suit une formation sur les responsabilités d’officier et l’encadrement de militaires.

Ce qui l’a le plus marqué, c’est la vie collective. « Nous vivons et dormons ensemble, il y a une vraie cohésion avec les autres », raconte-t-il. Le groupe a même dû choisir ensemble un chant et une devise.

Tout ne l’enchante pas. Les longues stations debout au garde-à-vous, par exemple, lors d’une cérémonie en présence du président de la République. « Le temps peut paraître très long dans ces moments-là. C’est fatigant, on a mal partout dans le corps », reconnaît-il, tout en jugeant que cela fait partie de ce à quoi on s’attend quand on s’engage dans l’armée.

Après la mission, une dernière année d’école et cinq ans de réserve

Marius rejoindra la DGATA à la mi-octobre 2026 pour neuf mois de mission. Il retrouvera ensuite l’ISAE-SUPAERO pour sa dernière année d’études.

L’engagement ne s’arrête pas là. Comme tous les volontaires du service national, il entrera dans la réserve opérationnelle de disponibilité, pour cinq ans.

Il l’assume : « Je souhaite garder une forme d’engagement même après mon service national. C’est important pour mes parents comme pour moi. »

Vos questions

Qui peut effectuer le service national volontaire ?

Le dispositif est destiné aux jeunes Français de 18 à 25 ans. Marius, 22 ans, l’effectue pendant son année de césure d’école d’ingénieurs.

Combien gagne un volontaire ?

Marius est rémunéré 800 euros bruts par mois. Il est aussi logé et nourri pendant toute la durée de son engagement, soit dix mois.

Que se passe-t-il une fois le service terminé ?

Les volontaires rejoignent la réserve opérationnelle de disponibilité pour cinq ans. Marius, lui, retrouvera son école pour sa dernière année d’études.

Sources : Le Figaro Etudiant.

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