Sommaire
ToggleVotre enfant est lycéen en Île-de-France ? Plus de 160 lycées, soit plus d’un tiers des 468 lycées publics de la région, restent fermés ce lundi 5 octobre. Au niveau national, entre 400 et 500 établissements suspendent leurs cours, avec une reprise partielle attendue. Voici ce que l’on sait, et ce qui se prépare.
En bref
- Plus de 160 lycées franciliens sont fermés lundi, soit plus d’un tiers des 468 lycées publics de la région.
- Dans toute la France, 400 à 500 lycées sur 3 700 suspendent leurs cours, avec une reprise partielle et progressive.
- Le Premier ministre demande la reprise des cours partout où c’est possible et promet un premier bilan sur les remplacements le 16 octobre.
Le chiffre clé : plus de 160, lycées franciliens fermés lundi 5 octobre, sur 468 lycées publics dans la région.
Plus d’un tiers des lycées publics franciliens ne rouvrent pas lundi
C’est la présidente de la région, Valérie Pécresse, qui a donné le chiffre dimanche sur Franceinfo : « plus de 160 » lycées resteront fermés lundi 5 octobre. La région en compte 468 pour le public. Cela représente donc plus d’un établissement sur trois.
Elle s’inquiète pour les élèves concernés : « Je suis triste parce que je pense à ce tiers de lycéens qui ne va pas avoir cours pendant des semaines. » Selon elle, les instigateurs du mouvement visent « de tenir jusqu’aux vacances » de la Toussaint, qui commencent le samedi 17 octobre.
Si votre enfant est scolarisé dans un lycée francilien, la situation dépend donc de son établissement. Un lycée sur trois environ est à l’arrêt, les autres fonctionnent. Le plus sûr reste de vous renseigner directement auprès du lycée.
Entre 400 et 500 lycées touchés en France, avec une reprise partielle
Le phénomène dépasse largement la région parisienne. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué que 400 à 500 lycées, sur les 3 700 du pays, avaient suspendu leurs cours vendredi. Il y en aura « probablement autant » lundi, mais avec une reprise des cours qu’il décrit comme partielle et progressive.
Pourquoi fermer ? Le ministre explique que les cours s’arrêtent quand les conditions de sécurité ne sont pas remplies. Cela peut venir de raisons matérielles, ou du fait que des personnels ont été directement visés. Les cours sont donc suspendus « totalement ou partiellement » selon les établissements.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Lycées publics franciliens fermés lundi | plus de 160 sur 468 |
| Lycées touchés en France | 400 à 500 sur 3 700 |
| Établissements incendiés ou saccagés | 24 |
| Personnels de l’Éducation nationale blessés | 78 |
| Dégâts estimés en Île-de-France | 7 millions d’euros |
24 établissements incendiés ou saccagés et 78 personnels blessés
Le mouvement a démarré le 17 septembre dans la région parisienne. Il s’est ensuite étendu à tout le territoire, avant de s’enflammer jeudi dans de nombreuses villes. Vendredi, plus de 1 700 interpellations ont eu lieu, pour 5 000 au total depuis lundi. En Île-de-France, la préfecture de police de Paris recensait samedi 824 personnes interpellées, dont 85 % de mineurs.
Le ministre a insisté sur la situation des personnels :
« 78 personnes de l’Éducation nationale ont été blessées, on n’a jamais vu ça. Ils ont été attaqués délibérément parce qu’ils étaient personnels de l’Éducation nationale. »
PublicitéÉdouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, sur France 2 et France Inter
Il attribue une partie des violences à des militants d’ultra-gauche qui auraient infiltré le mouvement. Valérie Pécresse dénonce de son côté une « logique d’émeute urbaine ». Elle estime les dégâts à sept millions d’euros dans la région, dit que celle-ci se portera partie civile dans chaque procès de casseur, et appelle les parents à « responsabiliser » leurs enfants.
Remplacements, rénovation, Parcoursup : ce que promet le gouvernement
Les lycéens mobilisés réclament plus de moyens humains et financiers. Ils dénoncent la pression de Parcoursup, des professeurs non remplacés, des bâtiments délabrés et des emplois du temps trop chargés. Les organisateurs veulent poursuivre la mobilisation mardi, faute de « mesures concrètes ».
Dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé une feuille de route à plusieurs ministres. Il demande que les cours reprennent « partout » où la sécurité le permet. Il fixe aussi un calendrier :
- Cette semaine : dans chaque académie, un traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus.
- Mardi : réunion avec les présidents de région sur la rénovation des établissements.
- 16 octobre : premier bilan sur les remplacements.
- Fin octobre : premières propositions d’amélioration de Parcoursup.
Pour les familles, une situation à vérifier établissement par établissement
Fermeture totale, reprise partielle, cours normaux : tout dépend du lycée. Le ministre parle d’une reprise progressive, sans promettre un retour à la normale dès lundi. Le mouvement pourrait aussi continuer mardi, puisque les organisateurs appellent à une nouvelle journée de mobilisation.
Pour Valérie Pécresse, sa porte et celle du ministre sont « totalement ouvertes » et elle appelle au « retour au calme ». Reste une échéance claire : les vacances de la Toussaint, le 17 octobre. Les familles d’Île-de-France peuvent y voir un horizon, même si les fermetures pourraient durer jusque-là.
Vos questions
Combien de lycées sont fermés lundi 5 octobre en Île-de-France ?
Valérie Pécresse annonce plus de 160 lycées fermés, soit plus d’un tiers des 468 lycées publics de la région. Elle craint que ces élèves restent sans cours pendant des semaines.
Combien de lycées sont touchés dans toute la France ?
Selon le ministre Édouard Geffray, 400 à 500 lycées sur 3 700 ont suspendu leurs cours vendredi. Il en attend probablement autant lundi, avec une reprise partielle et progressive des cours.
Jusqu’à quand le mouvement peut-il durer ?
Les organisateurs appellent à poursuivre la mobilisation mardi. Selon Valérie Pécresse, leur objectif est de tenir jusqu’aux vacances de la Toussaint, qui débutent le samedi 17 octobre.
Sources : Europe 1, Le HuffPost.