Environ 400 lycées fermés ce vendredi 2 octobre : ce qui change pour les familles, absence et cours à distance

Deux adultes de dos devant le portail fermé d'un lycée, cour vide visible à travers les barreaux

Le lycée de votre enfant fait peut-être partie des quelque 400 établissements fermés ce vendredi 2 octobre. Dans ce cas, il ne doit pas s’y rendre. Les cours passent en distanciel, et les préfets ont interdit tout rassemblement aux abords. Voici ce que cela change pour l’absence et pour les cours.

En bref

  • Environ 400 lycées sont fermés ce vendredi 2 octobre par précaution, et les cours doivent être assurés en distanciel.
  • Les préfets ont interdit toute manifestation aux abords des lycées fermés, dont 13 lycées à Paris.
  • Les lycéens n’ont pas de droit de grève : une absence pour manifester risque d’être jugée injustifiée et sanctionnée.

Le chiffre clé : 400, lycées fermés ce vendredi 2 octobre, avec cours en distanciel.

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Environ 400 lycées restent fermés vendredi et les cours passent à distance

Si le lycée de votre enfant fait partie des quelque 400 établissements fermés ce vendredi 2 octobre, la consigne tient en une phrase : on n’y va pas. La fermeture est préventive. Elle est décidée par le chef d’établissement, et le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, l’a justifiée jeudi soir par la volonté de « protéger les élèves et les personnels ».

L’école ne s’arrête pas pour autant. Le ministre a indiqué que les cours « doivent être assurés en distanciel ». Votre enfant reste donc chez lui et suit l’enseignement à distance, selon les modalités que son lycée communique. Sans message de l’établissement, contactez la vie scolaire.

Le principe avait été posé plus tôt dans la journée de jeudi. Édouard Geffray avait demandé le distanciel « lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l’accueil des élèves en toute sécurité ». Chaque décision est prise au cas par cas par les chefs d’établissement. Aucune liste complète n’accompagne l’annonce : seule la direction de votre lycée peut vous dire si vous êtes concerné.

Tous les préfets ont interdit les rassemblements aux abords des lycées fermés

Jeudi soir, les préfets ont pris des arrêtés interdisant toute manifestation autour des lycées qui fermeront vendredi. Le ministère de l’Intérieur précise que la consigne a été donnée dans tous les départements. À Paris, le préfet Patrice Faure a visé 13 lycées.

Pour une famille, le message est clair : inutile d’aller devant un établissement fermé pour retrouver d’autres lycéens. Le périmètre est placé sous interdiction de rassemblement, et le lycée lui-même ne reçoit personne.

Ces arrêtés concernent les abords des lycées fermés vendredi. Pour les autres établissements, la situation se joue au cas par cas : maintien des cours, blocage ou passage à distance selon la décision du chef d’établissement.

Sécher pour manifester reste une absence injustifiée, même pour un lycéen majeur

Beaucoup de parents se posent la question : un lycéen peut-il s’absenter pour rejoindre le mouvement ? La réponse est non. Le texte sur les droits et obligations des élèves du second degré « ne prévoit pas l’exercice d’un droit de grève par les lycéens », comme le rappelle le site de l’Éducation nationale.

Lycéens et collégiens sont soumis à un devoir d’assiduité, y compris lorsqu’ils sont majeurs. Une absence pour participer à une mobilisation a de fortes chances d’être comptée comme injustifiée. Elle peut alors entraîner une ou plusieurs sanctions disciplinaires, prévues par le règlement intérieur de l’établissement.

L’ampleur du mouvement n’y change rien sur le plan des règles. Plus de 1 000 établissements étaient concernés jeudi, mais le devoir d’assiduité continue de s’appliquer.

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Lycée bloqué, fermé ou rouvert l’après-midi : trois situations, trois consignes

Un lycée bloqué n’est pas un lycée fermé. Dans un cas, l’accès est empêché de l’extérieur. Dans l’autre, la direction a décidé de fermer. Le tableau résume ce que disent les textes et le ministre.

Situation Ce qu’il faut faire
Lycée fermé préventivement par le chef d’établissement Ne pas s’y rendre, rester chez soi et suivre les cours en distanciel
Lycée impossible d’accès car bloqué Se signaler à la vie scolaire et demander les consignes
Lycée bloqué le matin, rouvert l’après-midi Retourner en classe
Absence choisie pour participer à une mobilisation Risque d’absence injustifiée et de sanction du règlement intérieur

Pour un blocage, le Code de l’éducation ne mentionne pas le mot « blocus » parmi les motifs légitimes d’absence. Il précise que « les autres motifs sont appréciés par l’autorité de l’État compétente en matière d’éducation ». D’où le bon réflexe : prévenir la vie scolaire plutôt que de laisser l’absence sans explication.

Le blocage partiel demande de la vigilance. Si l’entrée est bloquée le matin mais que le lycée rouvre l’après-midi, les élèves sont tenus de retourner en cours.

Les violences de jeudi expliquent la fermeture, et le gouvernement lâche du lest sur les BTS

Le bilan de jeudi, donné par le ministère de l’Intérieur, éclaire la décision. Au total, 1 027 établissements, lycées et universités, ont été touchés par la mobilisation, dont 222 bloqués. On compte 1 949 interpellations, contre 625 la veille, et 305 policiers et gendarmes blessés. Côté élèves, 170 blessés ont été recensés depuis lundi.

Des incidents graves ont marqué la journée : un incendie au lycée Nelson-Mandela de Nantes, un proviseur, son adjoint et un chef d’équipe agressés et aspergés d’essence à Marseille, une proviseure agressée dans le Loiret. Le ministre a réagi sur le réseau X :

« Aucune revendication ne peut justifier de tels actes »

Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, sur X

Sur le fond, le gouvernement fait un geste. Édouard Geffray s’est dit prêt à retirer du budget 2027 la mesure qui prévoyait des frais d’inscription en BTS et en prépa, très critiquée par les lycéens. Une plateforme de concertation ouvrira le 5 octobre pour recueillir leurs revendications, et le ministre rencontre vendredi les organisations représentant les lycéens et les personnels.

Vos questions

Mon enfant peut-il rester chez lui pour participer à la mobilisation ?

Non. Les lycéens n’ont pas de droit de grève et restent soumis au devoir d’assiduité, même s’ils sont majeurs. Une telle absence a de fortes chances d’être jugée injustifiée, ce qui peut entraîner des sanctions prévues par le règlement intérieur.

Que faire si le lycée est bloqué à l’entrée mais pas fermé ?

Il faut se signaler à la vie scolaire et demander les consignes. Si l’établissement rouvre dans l’après-midi après un blocage le matin, les élèves doivent retourner en classe.

Peut-on se rassembler devant un lycée fermé vendredi ?

Non. Les préfets ont pris jeudi soir des arrêtés interdisant toute manifestation aux abords des lycées fermés vendredi, et la consigne a été donnée dans tous les départements. Les élèves concernés doivent rester chez eux et suivre les cours à distance.

Sources : Actu.fr, CNews, L’Internaute.

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