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TogglePour anticiper votre budget de mobilité internationale, vous avez besoin d’une estimation fiable avant même de déposer votre dossier. La bourse Erasmus représente un soutien financier concret, mais son montant varie selon votre destination, votre profil et la durée de votre séjour à l’étranger. Comprendre les critères d’attribution, les fourchettes par groupe de pays et les aides cumulables vous permet de préparer votre départ sans mauvaise surprise. Ce guide vous accompagne étape par étape, de la simulation initiale jusqu’aux compléments disponibles.
Comment effectuer une simulation de la bourse Erasmus en ligne ?
Avant de vous lancer dans les démarches administratives, estimer le montant que vous pourrez percevoir vous donne une base solide pour organiser votre budget. Pour anticiper votre budget de mobilité, réaliser une simulation de la bourse Erasmus vous offre la possibilité d’obtenir une estimation personnalisée en quelques clics, sans attendre la validation officielle de votre établissement.
L’outil de simulation fonctionne à partir de trois informations principales que vous devez renseigner : votre établissement d’enseignement d’origine, le pays de destination visé et la durée prévue de votre séjour. Ces trois variables suffisent à générer une fourchette de montants mensuels cohérente avec les barèmes officiels du programme Erasmus+.
Concrètement, si vous envisagez un semestre de cinq mois en Allemagne, l’outil calcule automatiquement le montant total estimé en multipliant la mensualité correspondant au groupe de pays par le nombre de mois de mobilité. Vous obtenez ainsi une projection chiffrée qui vous aide à comparer plusieurs destinations et à choisir celle qui correspond le mieux à votre situation financière.
Gardez à l’esprit que la simulation produit une estimation, non un engagement ferme. Le montant définitif dépend des décisions de votre établissement partenaire et des enveloppes budgétaires disponibles pour l’année académique concernée.

Quels critères déterminent votre éligibilité et votre groupe de pays ?
L’attribution de la bourse Erasmus repose sur un ensemble de critères que votre établissement vérifie avant de valider votre candidature. Connaître ces critères vous aide à évaluer vos chances et à préparer un dossier solide.
Le premier critère est votre niveau d’études. Vous devez être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu et avoir validé au moins une année d’études avant votre départ. Les étudiants en licence, master et doctorat sont éligibles, à condition que leur filière soit couverte par un accord de partenariat entre leur établissement et l’université d’accueil à l’étranger.
Votre nationalité ou votre statut de résident légal dans un pays participant au programme Erasmus+ conditionne également votre accès au dispositif. La situation sociale entre aussi en jeu : les étudiants boursiers sur critères sociaux bénéficient de dispositifs complémentaires spécifiques, détaillés plus loin dans ce guide.
La notion de groupe de pays est centrale pour comprendre le montant que vous percevrez. Le programme Erasmus+ classe les pays de destination en trois groupes selon leur coût de vie estimé. Les pays du groupe 1 affichent un coût de vie comparable ou supérieur à celui de la France, ce qui justifie une mensualité plus élevée. Les pays des groupes 2 et 3 présentent un coût de vie plus faible, et les montants alloués s’ajustent en conséquence. Votre destination détermine directement la fourchette dans laquelle se situera votre bourse mensuelle.
Comprendre les montants attribués selon les pays et la durée du séjour
Les montants versés dans le cadre du programme Erasmus+ varient selon deux paramètres combinés : le groupe de pays de destination et la durée effective de votre mobilité. Nous vous présentons les fourchettes mensuelles officielles issues du guide du programme Erasmus+ 2025 de la Commission européenne.
| Type de mobilité | Groupe 1 | Groupes 2 et 3 |
|---|---|---|
| Études | 292 à 606 €/mois | 225 à 550 €/mois |
| Stage | Taux légèrement supérieurs | Taux légèrement supérieurs |
La durée du séjour joue un rôle tout aussi déterminant dans le calcul du montant total perçu. Pour une mobilité études, la durée minimale est fixée à 3 mois, et la durée maximale à 12 mois par cycle d’études. Pour un stage Erasmus, la durée minimale descend à 2 mois, avec le même plafond de 12 mois par cycle. Concrètement, un étudiant partant 5 mois dans un pays du groupe 1 avec une mensualité de 450 euros percevra 2 250 euros au total sur la période.
Pour les stages Erasmus, les taux mensuels sont légèrement supérieurs à ceux des mobilités études vers la même destination, afin de compenser les contraintes supplémentaires liées à l’insertion en entreprise dans un environnement professionnel étranger. Cette différence, bien que modeste, mérite d’être intégrée dans votre simulation pour obtenir une projection précise.
Découvrez les aides complémentaires pour financer votre mobilité étudiante
La bourse Erasmus ne constitue pas nécessairement votre seule source de financement. Plusieurs dispositifs d’aides peuvent s’y ajouter, parfois de manière significative, selon votre profil et votre région de résidence.
Le complément inclusion représente un soutien financier supplémentaire de 250 euros par mois, cumulable avec la bourse de base, destiné aux étudiants issus de milieux défavorisés. Ce complément s’applique aussi bien aux mobilités d’études qu’aux stages Erasmus+. Si vous pensez remplir les conditions, vérifiez votre situation auprès du service des relations internationales de votre établissement avant votre départ, car la demande doit être formulée en amont.
L’Aide à la mobilité internationale, connue sous l’acronyme AMI, s’adresse spécifiquement aux étudiants boursiers sur critères sociaux partant en Erasmus+. Elle s’élève à 400 euros par mois et se cumule avec la bourse Erasmus+. Pour un étudiant boursier partant 5 mois dans un pays du groupe 2 avec une mensualité Erasmus de 350 euros, l’AMI porte le soutien mensuel total à 750 euros. Ce financement est nettement plus confortable pour couvrir le loyer, les transports et les dépenses courantes à l’étranger.
Au-delà de ces deux dispositifs nationaux et européens, plusieurs aides régionales et locales existent selon votre lieu de résidence en France. Certaines régions versent des compléments spécifiques aux étudiants en mobilité internationale, d’autres proposent des aides ponctuelles pour les frais de transport ou d’installation. Les collectivités locales disposent parfois de fonds dédiés, notamment pour les étudiants en situation de handicap ou assumant des charges de famille. Renseignez-vous auprès de votre conseil régional et de votre établissement pour identifier les dispositifs accessibles dans votre situation.
Stage ou semestre à l’étranger : quelles différences de financement ?
Choisir entre un semestre d’études et un stage Erasmus à l’étranger ne se résume pas à une question pédagogique. Les modalités de financement diffèrent sur plusieurs points que vous devez maîtriser pour construire un budget réaliste.
La première différence concerne les taux mensuels. Les stages Erasmus bénéficient en général de mensualités légèrement supérieures à celles des mobilités études vers le même groupe de pays. Cette majoration reconnaît les contraintes spécifiques du stage. Vous devez trouver une entreprise d’accueil, vous adapter à un environnement professionnel dans une langue étrangère et assumer des frais parfois plus élevés liés à votre insertion dans le monde du travail.
La deuxième différence porte sur la durée minimale. Un stage Erasmus peut démarrer à partir de 2 mois, contre 3 mois pour une mobilité études. Cette souplesse permet à des étudiants dont le calendrier académique est contraint de bénéficier quand même du programme et de ses aides associées.
La troisième différence concerne les acteurs impliqués. Pour un semestre d’études, votre établissement d’enseignement supérieur pilote l’ensemble du processus avec un accord de partenariat avec l’université étrangère. Pour un stage, vous devez également obtenir la validation de l’entreprise d’accueil, ce qui allonge parfois les délais de préparation et nécessite une anticipation plus importante.
Dans les deux cas, le plafond de 12 mois par cycle d’études s’applique, et vous pouvez combiner une mobilité études et un stage au cours du même cycle, à condition de ne pas dépasser ce plafond cumulé. Cette combinaison peut s’avérer particulièrement avantageuse si vous souhaitez maximiser votre expérience internationale tout en optimisant votre financement.
Quelle que soit la formule que vous choisissez, la démarche reste la même : simulez votre bourse en amont, identifiez les aides cumulables selon votre profil et engagez les démarches auprès de votre établissement suffisamment tôt. Un dossier bien préparé, avec une vision claire des montants attendus et des compléments accessibles, vous place dans les meilleures conditions pour vivre une mobilité européenne sereine et enrichissante.
Sources :
- Guide du programme Erasmus+ 2025, Commission européenne, 2024. https://erasmus-plus.ec.europa.eu/sites/default/files/2024-11/erasmus-programme-guide-2025_fr.pdf
- Bourse Erasmus : les aides disponibles pour la mobilité étudiante, Agence Erasmus+ France, 2025. https://agence.erasmusplus.fr/2025/01/16/bourse-erasmus-les-aides-disponibles-pour-la-mobilite-etudiante/
- Bourses Erasmus+ et Aide à la mobilité internationale (AMI), Ministère de l’Enseignement supérieur/etudiant.gouv.fr, 2025. https://www.etudiant.gouv.fr/fr/bourses-erasmus-et-aide-la-mobilite-internationale-ami-67